samedi 29 mars 2014

La comtesse des Ténèbres : différentes hypothèses

La comtesse des Ténèbres a suscité durant tout le XIXe siècle et au-delà de nombreuses théories. En voici 4, aux fondements historiques plus ou moins solides...

- Sophie (Sophia) Botta
A sa mort à Hildburghausen le 25 novembre 1837, la mystérieuse comtesse fut déclarée par van der Valck son protecteur sous le nom de Sophie(a) Botta, née en Westphalie. Or il apparut ensuite qu'aucune famille Botta n'existait en Westphalie. Cependant, plusieurs Botta apparurent ensuite, dont un commerçant qui séjourna à Hildburghausen  entre 1793 et 1805. Peut-être la comtesse des Ténèbres était-elle après tout Sophia Botta ?

- Friedrich Wilhelm de Prusse et Wilhelmine Enke
 En 2010, un auteur, Jutta Glockauer, lance une nouvelle hypothèse : la femme aurait pu être une fille illégitime du prince royal Friedrich Wilhelm de Prusse (plus tard Wilhelm II) et de sa maîtresse Wilhelmine Enke (plus tard comtesse Lichtenau).

- Sophie von Botta et Joseph II
 Cette hypothèse est issue des mémoires de la Baronne d'Oberkirch, qui voit en Sophie Botta-comtesse des Ténèbres une fille illégitime de l'Empereur d'Autriche Joseph II, née des amours du prince avec une Wilhelmine von Botta. Après la mort de sa mère, l'enfant aurait été confiée à sa tante Marie-Antoinette (sœur de Joseph, à laquelle elle ressemblait beaucoup) et élevée à Versailles.
A noter que dans ce cas, les analyses ADN n'apporteraient rien de déterminant, la comtesse des Ténèbres ayant une parenté génétique avec la reine...

- Cécile Renault
 Cette jeune fille aurait dû remplacer la princesse enceinte à sa sortie de prison, mais cela ne s'est finalement pas fait, on lui aurait préfér Ernestine Lambriquet. C'est Cécile Renault qui serait devenue la comtesse des Ténèbres, porteuse d'un lourd secret. La véritable princesse serait morte en Russie en donnant naissance à un enfant.

Ces 4 hypothèses sont davantage détaillées sur le site de la "Madame Royale Historical Society":

jeudi 27 mars 2014

Images du vieux Tibet

Vente aux enchères en octobre d'un lot de photographies de John Claude White, un officier de l'expédition militaire britannique au Tibet de 1903-1904. Ces photos sont parmi les premières prises au Tibet ; des images que Sarat Chandra Das aurait pu voir lors de ses voyages, comme ces nonnes du monastère de Ralung.


La vente se tiendra à Londres le mardi 5 octobre prochain chez Bonhams ( "Travel and Exploration, India and Beyond"). Pour voir l'article de Mail Online :
http://www.dailymail.co.uk/news/article-1317360/Tibet-1903-photographs-secret-kingdom-auctioned-off.html

mardi 25 mars 2014

La comtesse fait de la résistance !

Alors que je la croyais dans les ténèbres des profondeurs du classement d'amazon, voici qu'elle resurgit dans le "top 100" des romans historiques !
Et toujours pas de résultats d'analyses ADN... 



dimanche 23 mars 2014

Kim

Sarat Chandra Das fut si célèbre en son temps que Rudyard Kipling en fit l'un des personnages de son roman "Kim", sous le nom de Hurre Chunder Mookerjee, membre, bien sûr, des Services Secrets de Sa Majesté.
J'ai dans ma bibliothèque une édition de Kim en français (photo de couverture ci-dessous), illustrée par Charles Fouqueray (1869-1956), publiée par la Librairie Delagrave en 1949. Les dessins sont très amusants. L'un montre un Hurre joyeux "dansant comme un jeune éléphant" ! (A noter que le "vrais" Das arborait une superbe moustache, comme il sied à un gentleman Bengali)



jeudi 20 mars 2014

Ouf !

Ouf, le manuscrit de "Moi, Das, espion au Tibet" est parti hier chez l'éditeur. Il m'aura fait autant transpirer qu'un trek en Himalaya. Mon rêve : qu'il soit traduit ... en tibétain, afin qu'il aille rejoindre les rayons d'une jolie bibliothèque comme celle-ci !

Namgyel Institute of Tibetology, Gangtok Sikkim (Photo Bernard Grandjean tous droits réservés)

lundi 17 mars 2014

A l'Ouest du Kangchenjunga...

Pour se rendre de Darjeeling au Grand Monastère de Tashilhunpo au Tibet, Sarat Chnadra Das n'emprunta pas la route la plus directe, par le Nord-Sikkim et Khampa Dzong. Il choisit de passer par le Népal et contourner par l'Ouest l'énorme massif du Kangchenjunga (8 586 m), la "Montagne de Neige aux Cinq Trésors". En effet, les territoires au Nord de ce massif étaient un blanc sur les cartes. Das sera ainsi le premier à les décrire...
Cette belle photo de Lucy Calder (http://lucycalder.com/) montre au loin le Kangchenjunga, vu depuis le col de Dzongri, dans l'Ouest du Sikkim, que Das emprunta.

Photo Lucy Calder - Tous droits réservés.


Le même massf du Kangchenjunga vu depuis Sandakpu, près de Darjeeling (photo de l'auteur) :

Photo Bernard Grandjean - Tous droits réservés

vendredi 14 mars 2014

Endroits solitaires, propices à la méditation...


Gompa (tib. dGon-pa དགོན་པ་) : « endroit solitaire », ermitage, monastère. 
C'est par ce terme qu'au Tibet on désignait un monastère, son lieu de construction devant être propice à la méditation. Il faut reconnaître qu'il s'appliquait mal aux immenses cités monastiques, pouvant compter plusieurs milliers de moines, comme Tashilhunpo où Sarat Chandra Das séjourna lors de ses deux voyages au Tibet Central. Ces grands monastères étaient des lieux majeurs d'enseignement, mais aussi des centres économiques et politiques.
Par contre, à titre d'exemple, le modeste et poétique Padjoling Gompa au Bhoutan mérite parfaitement ce qualificatif :





(Photos Bernard Grandjean - Tous droits réservés)

jeudi 13 mars 2014

Au point de départ géographique du mythe de la comtesse des Ténèbres...

Libérée de la prison du Temple, c'est à Huningue, petite ville alsacienne toute proche de la ville suisse de Bâle, que "Madame Royale" fut échangée contre plusieurs prisonniers français de l'Empereur d'Autriche.
La jeune princesse séjourna trois jours (du 24 au 26 décembre 1795) à l'hôtel du Corbeau de cette ville. C'est à partir de ce point précis que se pose la question d'une éventuelle substitution de personnes, et donc que prend sa source le mythe de la "comtesse des Ténèbres".
L'ancien hôtel (il ne l'est plus depuis quelques années seulement) existe toujours, rue Abbatucci. Il a bien failli brûler en 2009, le feu ayant pris dans le restaurant chinois situé au rez-de-chaussée... 

Photo Jean-Christophe Meyer - Journal l'Alsace- 2009

La plaque apposée sur l'immeuble :
 






dimanche 2 mars 2014

Betty Bloch court toujours !

Photo prise il y a quelques jours par une amie des rayonnages de la librairie francophone de Pondichéry : quelques-un de mes romans dont Betty Bloch est l'héroïne...

Photo Annick Leny - Tous droits réservés.

༄ ལོ་གསར Losar, Nouvel An tibétain

Pour célébrer l'entrée dans l'année Bois-Cheval, deux sourires : ceux de ma nièce de Darjeeling et de la petite orpheline qu'elle vient d'adopter.


Chiens lions !

  " Son retour fut salué par des aboiements furieux. Il gratta la tête de Norbou le blanc et de Dölma la fauve, ses deux Lhassa Apso,...