mercredi 30 avril 2014

Visages de l'Himalaya (3)

Vallée de Thimpu, #Bhoutan

La jeune fille est triste et boudeuse.
Quelle contrariété lui perturbe l'esprit ?
Un mauvais rêve ?
Un garçon volage ?

Photo Bernard Grandjean - Tous droits réservés.

samedi 26 avril 2014

Un hôtel mythique...

Mes romans sur les enquêtes de Betty Bloch (publiés chez #Kailash-editions) comportent de nombreuses scènes situées dans un "Hôtel Windsor" d'une ville inventée du #Sikkim, que j'ai appelée Gangpong (on reconnaîtra une audacieuse synthèse entre les noms de Gangtok et Kalimpong...). 
Les lieux et l'ambiance sont en réalité inspirés d'un véritable hôtel, le Windamere à #Darjeeling, bien connu des amoureux de l'Himalaya. Au fil de mes séjours, j'y ai croisé une foule de gens peu conventionnels, voyageurs, artistes, écrivains, Anglais nostalgiques du Raj, etc.
L'établissement était tenu par une célèbre vieille dame de la haute bourgeoisie sikkimo-tibétaine, à la conversation passionnante. On la voit à gauche, toute jeune fille, sur la photo ci-dessous.
Je l'ai toujours vue vêtue de magnifiques chu-pa (robes tibétaines), souvent vertes, avec corsage de couleur subtilement assortie. Sa coiffure était organisée en nattes portées en couronne, selon la mode traditionnelle au Tibet (voir la femme plus âgée à droite sur la photo).

 Photo auteur inconnu

Mrs Mary avait vécu de très près le drame du #Tibet. Elle employait dans son hôtel beaucoup de réfugiés qui avaient fui l'invasion chinoise. 
Situé sur le Mall, au pied de la colline de Observatory Hill, l'hôtel Windamere était à l'origine une guest-house pour les fonctionnaire de l'Empire britannique de passage à Darjeeling. Il en a conservé un côté "cottage" désuet et poétique.

Photo Bernard Grandjean - Tous droits réservés

La partie arrondie la plus à gauche est la salle à manger. J'y ai vécu des entrées en cortège, dans la grande tradition victorienne. Pour vous mettre en appétit, voici le menu du dîner du 22 octobre 1991 :

jeudi 24 avril 2014

Born in Darjeeling !

#Darjeeling est le berceau d'un certain nombre de célébrités, pas toutes aussi graves et sérieuses que mon cher Das #Sarat-Chandra-Das. Vivien Leigh, l'héroïne immortelle de Gone with the wind, Autant en emporte le vent,  y est née et a été éduquée au célèbre Loretto College de cette ville, qui a formé des générations de jeunes filles de bonnes familles, y compris des Tibétaines avant l'invasion chnoise.


"Sans doute au signal magique du vieux Westminster, conjugué aux étranges vibrations lumineuses que projetait le feu de bois humide qui sifflait dans la cheminée, le lieu devenait aussi incertain que le temps. On se trouvait alors transporté dans une Inde surannée ; des fantômes oubliés sortaient des murs ; le roi du Sikkim courtisait une belle Américaine, tandis que la petite Vivien Leigh, sanglée dans son uniforme bleu-marine du Collège Loretto de Darjeeling, regardait un gros maharaja enturbanné descendre d'une Rolls-Royce en or massif. Avant de passer au fumoir, des gentlemen à moustaches gominées baisaient la main des dames avec d'élégantes manières d'avant-guerre."
Extrait de "Le mystère des cinq stupas" - Bernard Grandjean, Kailash Editions 2001.

 Vivien Leigh en 1939 - Photo colorisée, auteur indéterminé

lundi 21 avril 2014

Visages de l'Himalaya 2

#Katmandou - A quoi rêve-t-elle, la petite marchande de légumes ?

Photo Bernard Grandjean - Tous droits réservés

vendredi 18 avril 2014

Visages de l'Himalaya

Dans la série "sourires", celui d'une fillette du #Bhoutan (vallée de Paro). 
Curieuse affaire que ce nom de Bhoutan : le véritable nom du pays est 'Brug-yul, (འབྲུག་ཡུལ་), (prononcer "Drouk-yü" pour les francophones), littéralement Pays du Dragon ; le mot Bhoutan semble dériver de "Pö-thang", qui signifie plus ou moins "plaine du Tibet". 
C'est l'Ecossais George Bogle qui donna son nom de ''Drouk" au Bhoutan, pour justement différencier ce pays du Tibet. Curieux personnage que ce George Bogle, que j'évoque dans mon roman à paraître : le récit de son extraordinaire voyage au Tibet (où il rencontra l'amour de sa vie !) marqua profondément #Sarat Chandra Das et lui donna définitivement le désir de se rendre au #Tibet

Photo Bernard Grandjean - Tous droits réservés.

mercredi 16 avril 2014

#Darjeeling : les cueilleuses de thé

Dans la série sourires de l'Himalaya, d'autres cueilleuses de thé près de #Darjeeling...

 Photo Bernard Grandjean - Tous droits réservés

samedi 12 avril 2014

Madame Royale, phénomène d'édition...

#Madame Royale est un sujet dont les auteurs ne se lassent pas ! Ce personnage au destin tragique - de même que son avatar la comtesse des Ténèbres -, a donné lieu à de nombreuses publications : romans, articles, études historiques... Cela a commencé dès la fin du XVIIIe siècle, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire ici. Je connais une personne que le sujet passionne et qui possède à peu près toute la production : cela tient beaucoup de place dans sa bibliothèque !
Voici quelques-unes des parutions de ces dernières années (dont mon roman, bien sûr...) en français, anglais et allemand :

 






vendredi 11 avril 2014

#Darjeeling

Le sourire des cueilleuses de thé...

Photo Bernard Grandjean - Tous droits réservés

dimanche 6 avril 2014

Une amitié mortelle...

Sarat Chandra Das parvint à se rendre deux fois au Tibet, à une époque où cela était un pur exploit, à l'invitation d'un grand lama "réincarné" (Tulku) du monastère de Tashulhunpo près de Gyantsé. 
De son vrai nom Lobsang Palden Chöpel, plus connu à l'Ouest sous le nom de Sengchen (en tibétain, "lion"), ce lama était né à Dongtsé et était allié à la puissante famille Phala. Il était progressiste et souhaitait lier des contacts avec les Britanniques, d'où son invitation à Das, avec lequel il comptait apprendre l'anglais et le hindi. Lorsqu'à Lhassa, le Régent  aura la preuve que Das était bien un espion des Anglais, le lama sera exécuté et sa lignée de réincarnation abolie. Toute la famille des Phala subira un sort atroce.
En dépit de cela, une réincarnation de Sengchen Tulku apparait chez les Mongols Turgut, reconnue en 1887 par les plus hautes autorités bouddhique de Mongolie (le Jebtsun Khutukhtu). Cette réincarnation sera éduquée ... à Tashilhunpo, montrant par là que l'exécution de Sengchen Tulku s'inscrivait certes dans le cadre d'une rivalité féroce entre anciens et modernes, mais aussi de la rivalité entre les Dalaï lamas de Lhassa et les Panchen lamas de Tashilhunpo. 
Le successeur de cette réincarnation mongole, Lobsang Gyatsen, fut quant à lui bien utile aux Chinois : il fit cause commune avec eux et devint membre du Parti communiste, maire de la ville de Lhassa en 196-97. Décédé il y a peu de temps, il passa sa vie à dire du mal de l'actuel Dalaï lama...
 
Portrait de Sengchen Tulku (origine inconnue)

vendredi 4 avril 2014

Un élève illustre de S. C. Das

Sarat Chandra Das commença sa carrière comme directeur de la "Bhutia Boarding School" de Darjeeling ; une école étrange, dont lui-même ne savait pas tout en en prenant la direction... Le professeur de tibétain de cette école n'était autre que le lama Ugyen Gyatso, qui sera le compagnon de Das lors de ses deux voyages au Tibet.
Parmi leurs élèves, l'un s'avéra particulièrement brillant : Kazi Dawa Samdup (17 juin 1868 - 22 mars 1923). Il joua un rôle important dans les relations entre le Tibet et les Indes Britanniques. Le lama Kazi Dawa Samdup est surtout resté célèbre pour avoir été le premier à traduire en anglais des textes majeurs du bouddhisme tibétain, assurant ainsi le développement de cette religion à l'Ouest. On lui doit notamment la traduction du Bordo-Tödöl (bar-do-thos-Grol བར་དོ་ཐོས་གྲོལ་), le célèbre Livre des Morts tibétain. 
Le voici vers 1919 (à gauche sur la photo), en compagnie de Walter Y. Evans-Wentz (1878-1965), anthropologue et écrivain américain, l'un des pionniers des études sur le bouddhisme tibétain. Lama Kazi Dawa Samdup porte ici le vêtement traditionnel du Bhoutan, pays où il résida de nombreuses années.


mardi 1 avril 2014

Kipling encore

Deux autres dessins extraits du "Kim" illustré par Charles Fouqueray.
Huree Mookerjee - alias Sarat Chandra Das - y apparaît muni d'un parapluie. Dans la réalité, Das et son compagnon le lama Ugyen Gyatso quitteront Darjeeling pour le Tibet effectivement équipés ... de parapluies. Il faut dire que la mousson était proche !



Curiosités fantastiques !

« — Quand j’étais enfant, j’avais reçu en cadeau un recueil de gravures représentant ce qui était dénommé le cabinet d...